Vous utilisez « Adblock » ou un autre logiciel qui bloque les zones publicitaires. Ces emplacements publicitaires sont une source de revenus indispensable à l'activité de notre site.
Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits "intrusifs". Notre conviction est qu'une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs.
Pour continuer à apprécier notre contenu tout en gardant une bonne expérience de lecture, nous vous proposons soit :
Copyright © 1998-2026 Home Solutions
• CGU Site
• CGU Logiciel
• CGV
• Cookies
• Design by Home Solutions
Page générée le 04/02/2026 à 01:29:07 en 0.1698 sec
"Hoka Hey" lance rapidement les hostilités avec une première scène brutale entre des Blancs (Wasichu) et les Indiens (Lakota).
Le nombre minimaliste de personnages principaux et secondaires présentés dans la BD permet de s'attacher à ceux-ci. Ainsi si la première partie montre un certain recul à l'égard de Little Knife et son clan, celui-ci va se révéler sur les 2 tiers restants en vivant l'aventure avec eux.
Le western est bien écrit, il s'appuie de discussions constructives et bienveillantes qui façonnent le personnage de Georges, un enfant d'une dizaine d'année qui grandit et se confronte à l'apprentissage de la vie au travers de différentes cultures et regards. Ce qui fait la qualité du récit, c'est que ce Georges d'origine indienne a été élevé par des Blancs et se pose de nombreuses questions qui amène Little Knife a lui expliquer le sens profond et la vision de la culture indienne, de l'amour pour le vivant, chose que peu de western ont eu l'audace de faire et je trouve cela très touchant. Sully et No Moon, les deux autres personnages secondaires sont très réussis également.
L'effet de surprise est au rendez-vous et certains passages sont difficiles, mais l'aventure humaine est toujours là et une forme de beauté ressort à la fermeture de ce livre, plein d'espoir sur les racines de l'homme, sur la nature, et la quête de soi. Même si la violence et le sérieux du propos sont présents dans "Hoka Hey !", ils y a quelques dialogues humoristiques qui font mouche et égayent la dureté du récit : "Au fond, Georges t'es une pomme ; Rouge à l'extérieur, mais Blanc à l’intérieur".
Au niveau des illustrations, le pari est également réussi avec un livre épais et un papier mat de bonne qualité sur lequel les dessins ressortent superbement sans trop de saturation dans les couleurs. Les paysages permettent d'apporter une ambiance très appréciée à "Hoka Hey !" en plus du récit de plus de 200 planches proposant une immersion complète. Le travail sur la lumière et l'exposition des personnages fait partie du tour de force (sous un arbre, un couché de soleil, au coin du feu). Une belle histoire amené par des dessins de Neyef très réussi.
Un scénario bien plus intéressant que le premier tome, où on retrouve un certain nombre de personnages mais dans des cadres un peu différents. On suit plusieurs intrigues au fil des chapitres, avec quelques flashbacks, comme des meurtres autour de la construction d'un gigantesque barrage, ou Pearl qui tente d'oublier le vampire qui sommeille en elle. C'est mieux construit, et plutôt addictif.
Santolouco est au dessin pour les chapitres 10 et 11, et ses planches se prêtent parfaitement à l'univers sanglant et angoissant de la série.
Certes l'album par l'ambiance, les personnages (présents ou absents) est assez loin de ce que l'on connait de Lucky Luke, mais indéniablement il s'agit d'une création originale et en ce sens c'est bien mieux que de pâles albums à la manière de ...
Une somme de plusieurs histoires toutes différentes mais habilement reliées les unes aux autres et à la fois au "mythe" Lucky Luke. C'est plaisant.
Ma seule déception vient plus du dessin. En effet souvent les visages sont plats, sans relief et peu expressifs. Dommage car les planches consacrées à la représentation de l'Ouest sont souvent très réussies.
Je n'ai pas encore lu les autres avis avant de poster le mien, mais le je ferai à l'occasion, peut-être que ça m'aidera à affiner ma note et bien heureusement pour moi, c'est assez rare que je tombe sur une mauvaise bande dessinée. Mais là...
Alors pour moi, ce tome 1 est médiocre sans exagérer, non pas passable mais médiocre! D'abord à cause de certaines cases en début d'album, dont des personnages sont disproportionnés par rapport à d'autres. Il y a également cette kyrielle de bulles remplies de bla bla à n'en plus finir, un vaisseau d'une taille "qu'on ne peut pas commensurer" (Megamind). Les cases sur la relation sexuelle valent le détour, ou la quequette de notre gars doit vraiment être très longue pour tenir Kerka tellement haut sur sa poitrine. Enfin le personnage de notre héroïne est déployé beaucoup trop rapidement, qui plus est, elle est insipide et oui, c'est peut-être une déesse (ou non) c'est pour ça qu'elle se fait trahir deux fois, mais ça ne semble pas lui causer beaucoup de chagrin, elle reste amoureuse d'un traître... C'est quand même très gnan-gnan. Elle prend ses aises avec les Huns mais avec toutes ces trahisons (sa mère qu'elle aimait tant tuée ainsi que son peuple anéanti) et ces drôles de personnages, on ne sais ce qui la motive. Je crois que c'est du grand "N'importe quoi". Ce n'est que mon opinion. Et franchement, elle semble tellement cruche!!!
On a l'impression que les méchants sont les gentils et que les gentils sont les méchants. Il y a des tas de choses contradictoires dans cet album. On ne sait pas vraiment à qui s'attacher tellement les personnage ont mal été définis. De plus je trouve le dessin parfois trop brouillonné surtout au niveau des visages, j'ai fait des confusions pendant le début de ma lecture. Je possède le tome 2 et je ne sais même pas à ce jour, si je vais le lire.
La suite de ce nouveau cycle se poursuit de manière haletante, cet opus est plein de promesses et l’on prend plaisir à suivre cette aventure, où l’on découvre de nombreux personnages de tout type.
Dessins toujours aussi agréables, jolies couleurs comme d’habitude. Un chouette tome qui nous laisse encore une fois sur notre faim, la dernière planche annonçant une suite prometteuse.
Encore un très bon épisode signé d’une plume juste et cynique de Goscinny !
Une belle critique du capitalisme qui sonne juste, dans le déroulement, les conséquences ou les exemples des tribuns décatis du début…
Une jolie leçon de commerce sur la façon de créer un besoin chez des gens qui n’en avaient pas, que ce soit les menhirs pour les romains ou l’argent pour Obélix…
Et puis le centurion du camp qui tente de comprendre est très drôle, le parler « spécialiste petit nègre » très amusant, le ridicule des tenues et tous ceux qui se lancent dans le bizness comme l’anniversaire d’Obélix au début, eh eh eh…
Allez, peut-être seul petit regret : bien que nécessaire à l’histoire pour la faire grossir, il y a un petit côté répétitif sur l’ensemble…
Mais c’est une brouille face à la justesse du propos traité avec beaucoup d’humour !
Bon, pour le grand chien Danois et ses discussions avec Idéfix comme le coup du filet jeté à la mer, j’ai bien aimé ce tome.
Pour autant, il est un peu tiré par les cheveux de traverser jusqu’en Amérique puis chez les Vikings avant de rentrer les doigts dans le nez…
Quelques facilités aussi, avec ce mime fait deux fois, aux indiens et aux vikings, c’est pas hilarant…
Les glouglous ne sont rien que des sangliers, finalement, c’est pas la peine de s’étaler autant, et le cri du glouglou en ralliement était plus amusant avec les cochons corses…
Bref, plaisir de retrouver le duo, Zøødvinsen et le filet, mais un peu en dessous à mon goût.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce tome !
Le sujet est amusant (César qui fait un cadeau pourri), la situation est décalée avec Orthopédix qui tombe comme un cheveu dans la soupe, la rivalité pour l’élection est bien traitée, les romains ont de nouvelles armes, Panoramix fait la grève…
Bref, j’ai trouvé cet épisode assez frais, inventif, une progression en plusieurs actes (le cadeau, l’échange, l’arrivée, l’élection, etc.) et j’ai passé un bon moment.
Et puis le coup de coude d’Obélix, trop bien !
Très drôle, inventif dans les dialogues, la présentation de la Corse et la fierté des habitants…
On a véritablement l’impression de voyager dans un autre pays, avec ce tome !
J’ai bien aimé tous les détails autour de l’histoire, le druide qui attend le gui ou Obélix qui offre Idéfix pour le voyage, le corse qui devient fou quand on parle à sa sœur ou le passage dans le maquis comme les quatre vieux sur leur tronc…
Astérix et Obélix sont un peu en retrait, observateur, mais juste ce qu’il faut pour qu’on suive les périples de ce prêteur drôle de ridicule…
Un tome vif, varié, réussi !
Je ne sais pas pourquoi, on sent que ça s’accélère et se dirige vers le final…
Tout le tome est une sorte d’entonnoir dans lequel les personnages s’engouffrent pour se diriger vers… quoi ? A voir.
En attendant, Habuta reste super malin à avoir 17 coups d’avance sur tout et s’avère intéressant, voire touchant, avec la pièce qu’il veut monter… Bon, il fait son quota en jetant Kasane à terre pour l’y abandonner mais on finit par être habitué…
C’est assez sympa à suivre le rapport de force qui change entre Kasane et Nogiku, la recherche du changement définitif (même s’il n’a plus réellement de raison d’être puisque Kogiku a le rouge à lèvres et ne devrait pas vouloir d’échange définitif selon le personnage…).
Mais bref, tout se resserre, s’accélère, se densifie et ça se suit bien.
Iku qui prend volontairement le visage de Kasane pour la comprendre aussi est intéressant, mais on en revient définitivement à « les moches, c’est nul », ce qui est un poil dommage…
Bof, bof, bof. Le problème avec ce genre d'enquêtes, c'est que Hanna essaie toujours de nous en mettre plein la vue, mais franchement, j'ai trouvé la résolution de cette enquête très banale, voire ennuyante. Même si la véritable révélation finale sur la Mme Clerc est la plus intéressante du lot, rendu là, j'avais déjà hâte que l'histoire se termine...
Avis sur la série:
Bizarre, il n'y a aucun avis sur cette série, même pas une petite chronique BdGest ?
Elle ne manque pourtant pas d'intérêt. On est dans du rétro sf ( pas du steampunk, ça reste plutôt réaliste). A part Albertine Ralenti dans son rôle bien connu de coloriste, les auteurs sont complètement inconnus. A ma connaissance, ils n'ont encore rien produit d'autre que cet Elias Ferguson.
Contrairement à certains qui font durer leurs séries sur plus de vingt tomes avec une base de scénario plutôt mince, on a là l'exact inverse. L'histoire part dans tous les sens au fil des trois tomes , et ça aurait mérité d'être un peu moins fouillis. Peut être qu'en cinq tomes, ça passait. Certainement un peu trop difficile pour le dessin, qui est un peu juste, malgré du potentiel. Les décors sont minimalistes et tout ce qui est véhicule n'est pas top. Une lecture somme toute pas désagréable, même si on hésite souvent entre empathie envers Elias et l'envie de lui mettre des baffes tellement il peut être horripilant.
Je ne connais pas l'univers Thorgal que j'ai découvert en lisant le second opus de cette collection et comme je l'ai bien aimé, j'ai acheté le 1 (Mouai...) et celui-ci.
Le dessin et le découpage sont sans faute. Côté scénario c'est à a fois original (c'est ce qui m'a fait l'acheter) et en même temps ça ne casse pas trois pates à un canard.
Pour moi qui, donc, ne maîtrise pas l'histoire de Thorgal et à qui la ligne éditoriale "vend" le concept d'albums indépendants, ce qui m'a gêné par rapport aux 2 autres opus que j'ai lus, c'est d'une, le renvoi à des albums de Thorgal, de deux des situations (par exemple, pourquoi quitte t-il sa famille?), des personnages (par exemple, c'est qui ce dieu qui vient draguer Aaricia?), qu'on a du mal à comprendre quand on est un néophyte.
Tout comme la fin qui est plus l'ouverture vers un tome2 qu'une fin, ce qui n'est pas la logique de ce genre de collection.
Enfin, y-avait-il nécessité à mettre une bimbo en robe ultracourte et au décolleté provoquant (Shaniah)? Je sais, c'est tendance en BD, mais c'est quoi ce racolage?...
Et puis, même si c'est un peu anecdotique, je m'inscris dans le commentaire du membre @freedom sur le côté parfois surprenant de la taille des caractères!
Ca se lit bien, ça se lit vite. Sans doute à réserver aux inconditionnel.le.s de la série.
Il faudra que le/la libraire me sorte un trèèèès gros argumentaire pour que j'achète un autre album de cette collection. C'est pas gagné!
Lanfeust de Troy est la BD qui m’a fait revenir à la bande dessinée. C’est pour moi une œuvre culte. Bravo aux auteurs pour ce scénario original, porté par un univers superbement bien dessiné. Les rebondissements sont nombreux et l’humour toujours présent. Je ne me lasse pas de relire cette série. Lanfeust de Troy et Lanfeust des Étoiles restent mes séries préférées ; j’ai en revanche moins accroché à Lanfeust Odyssey.
Lanfeust de Troy est la BD qui m’a fait revenir à la bande dessinée. C’est pour moi une œuvre culte. Bravo aux auteurs pour ce scénario original, porté par un univers superbement bien dessiné. Les rebondissements sont nombreux et l’humour toujours présent. Je ne me lasse pas de relire cette série. Lanfeust de Troy et Lanfeust des Étoiles restent mes séries préférées ; j’ai en revanche moins accroché à Lanfeust Odyssey.
Un bel emballage ne fait pas forcement un beau cadeau . Si l'idée de départ est séduisante, le scénario part bien trop vite en n'importe quoi. Le dessin n'est pas exempt de reproches non plus : quelques (très) belles cases ne font pas oublier des planches entières bien trop confuses, la faute à la nuit ou à la neige...
Une vraie déception ...
C’est l’histoire d’un type pratique et confortable qui suit une nana dépressive. Et ce même type est sous l’emprise d’une mère manipulatrice qui joue, avec des figurines, des faits divers sordides ou elle devient l’héroïne. Non, Rosalie Blum n’est pas un remake de psychose…Enfin, ce 1er tome ne prend pas ce chemin là.
Car, il ne se passe rien, absolument rien, durant la narration et c’est bougrement bien écrit. Malgré les situations répétées, les petites scénettes de la vie quotidienne d’un gars qui s’emmerde, Camille Jourdy nous amuse justement par ces multiples scénettes qui sont irrésistibles de ratage intégrale, de vies humaines qui n’ont aucun intérêt.
Il ne se passe rien et la narration visuelle est captivante ;
L’autrice maitrise les codes du 9ème art pour raconter avec talent la paresse et l’emmerdement profond. Ici, on suit tant et tant de personnages attachants qui n’ont tellement rien à nous raconter !
Et j’ai hâte de savoir la suite car la toute dernière planche nous narre le seul ressort de ce 1er tome. Bougrement bien amené ce ressort là qui, pourtant, ne possède aucun enjeu sauf, peut-être, deux solitudes dépressives qui vont se rencontrer.
Et je suis certain qu’il ne se passera rien et que ce sera merveilleux !
J'apprécie particulièrement ce genre de BD, qui connaît un regain d’intérêt depuis la mode lancée dans les années 80 par des œuvres comme Maîtres de l'orge de Jean Van Hamme. Le récit suit souvent l’ascension d’un entrepreneur parti de rien, bâtissant un véritable empire.
Ici, les auteurs s’intéressent à la vie de Samuel Zemurray, qui deviendra l’un des hommes les plus riches et influents au monde grâce au commerce de la banane, ce fruit emblématique d’Amérique centrale.
Dans ce premier volume, on assiste à la naissance du mythe : Zemurray arrive aux États-Unis au début des années 1900, encore adolescent, fuyant la misère de son pays natal. Ses parents ont été victimes d’un pogrom en Roumanie, ce qui le pousse à chercher une vie meilleure.
Il se lie d’amitié avec un autre jeune pauvre, et ensemble, ils débarquent illégalement au Guatemala, où Zemurray commence à travailler pour l’United Fruit Company, exploitant ces terres alors surnommées les « républiques bananières ».
Ce que j’aime dans cette bd, c’est le graphisme qui parvient à rendre aussi bien l’atmosphère des rues de New York que la jungle d’Amérique centrale. C’est dynamique, coloré, et la colorisation en nuances sublime chaque planche, renforçant la variété des ambiances.
Le récit est bien construit, divisé en chapitres cohérents, dans une veine d’aventure classique mais efficace. Si cette histoire vous passe sous la main, n’hésitez pas à la découvrir — c’est une lecture assez captivante surtout si on aime les bananes.
C'est très touchant !
C'est la première fois que je lis du Chabouté.
D'habitude, je ne suis pas fan d'une bd sans textes, ou presque sans... Alors, bien sur, je partais avec un mauvais apriori.
J'ai commencé ma lecture en tournant rapidement les pages, en maudissant au passage le coût affreux de la BD en général, en me disant que le prix au mot était bien élevé pour cette bd en particulier, et que je m'étais fait avoir comme un bleu... pourquoi je n'ai pas suivi mon instinct, pourquoi me suis-je mis à lire des critiques sur une commu bd qui en vantait la qualité... bref... j'étais un peu frustré... au début en tout cas... seulement au début !
Mais petit à petit, mon rythme de lecture s'est ralenti... j'ai fait une légère pause pour regarder la nuit dehors, j'ai reculé de quelques pages ma lecture, puis j'ai repris le voyage...
Comment ne pas s'interroger sur son propre chemin en lisant une oeuvre pareille ?
C'est un livre pour se retrouver quelque soit le chemin que nous avons emprunté.
Le livre est extrêmement contemplatif, mais écarte toute passivité. Chabouté nous embarque dans son récit sans même qu'on s'en rende compte, nous fait voyager, nous ramène à l'essentiel, et nous fait réfléchir pour notre plus grand bonheur.
C'est un livre très positif et plein d'espoirs.
Fortement recommandé !
Dans l'ensemble, une petite lecture bien sympathique.
Il n'y a pas spécialement d'originalité dans l'histoire, mais elle est bien menée du début à la fin, et l'action ne s'arrête à aucun moment.
On se retrouve dans l'ouest sauvage ou des femmes luttent pour leurs survies en combattant des hors-la-loi.
L'histoire de la bd est appuyée par des dessins forts sympathiques, un découpage bien rythmé, des couleurs vives, et l'ouest des grands westerns que nous connaissons tous, bien rendu ici au fil des pages.
Lecture bien agréable, légère... parfaite après un lourd lundi au travail !!
"Le monde selon Setchan" aborde des thématiques adultes (meurtres, sexe), derrière une forme beaucoup plus Shojo.
Dans un premier temps, le dessin est dans un style minimaliste avec des personnages aux visages et aux yeux ronds, sans nez. Un trait économe qui donne à l'univers un aspect doux et volatil. Je ne suis pas fan du style qui manque pour moi de caractère et de force, avec des émotions et expressions corporelles peu retranscrites dans les illustrations.
Même combat pour le récit, qui excède dans l'art du remplissage sans faire avancer la narration (beaucoup de blabla façon Shojo). Le personnage de Setchan semble être plus adolescente qu'adulte, en plus d'être peu affirmée. C'est également l'histoire sur fond de militantisme et de manifestation dont Setchan ne fait pas vraiment parti, mais qu'on sent présent en arrière plan pendant la lecture. Une fin qui m'a fait penser à "Look Back" de Tatsuki Fujimoto, que je trouve maladroite et sans intérêt. Cette dernière clôture le one shot de manière abrupte (c'est en quelque sorte une solution de facilité pour terminer une histoire), de même qu'on a pas vraiment le temps (ni l'envie ?) de s'attacher à Setchan. On dirait qu'elle n'éprouve aucun plaisir à vivre (même dans ses relations cul sans lendemain). Akkun n'est pas non plus un personnage intéressant.
Bref, malgré la thématique parfois adulte, j'ai trouvé l'histoire puérile, mal écrite et sans intérêt.
Un premier album plutôt bon dans lequel on suit deux histoires en parallèles, l'une en 1925, l'autre à la fin du XIXème siècle. Leur point commun : Skinner Sweet, un vampire "amélioré" qu'il vaut mieux ne pas mettre en rogne.
L'intrigue est fluide et rythmée mais pourrait gagner en complexité. Le dessin est perfectible, mais il a aussi un côté très sombre et effrayant, accentué par son aspect un peu trash.
Depuis que j'ai démarré la lecture de cette série, je ne peux plus la lâcher. Ce n'est pas très crédible, mais bon, c'est une uchronie. Par contre, c'est très divertissant.
La lutte s'intensifie entre Saul et ceux qui ont fui Néosalem, et se poursuivra vraisemblablement dans le tome suivant. Hormis quelques passages, cela devient vraiment difficile de suivre ce qui arrive à nos héros depuis quelques albums, et malheureusement sans perspective d'amélioration pour la suite. L'intrigue s'étire en longueur et semble interminable.
La série poursuit donc sa looongue descente.
Jack PALMER sera comme un poisson dans l’eau durant toute cette histoire qui se passe en Corse, sans jamais rien comprendre à ce qui se passe autour de lui, seulement obsédé par la remise d’un courrier du notaire à Ange LEONI, un autonomiste parmi beaucoup d’autres. C’est très drôle et rondement mené par PETILLON qui utilise tous les clichés de l’île de beauté : des groupes nationalistes jamais d’accord entre eux et qui font sauter tout ce qui bouge et les dérange sur fond d’omerta, de code de l’honneur et de vengeance familiale. Les revendications et agissements masqués sont bien sûr évoqués, avec beaucoup d’humour. Il y a aussi les rivalités du côté des forces de l’ordre qui oeuvrent en ordre dispersé, gendarmerie et police, chacune de leur côté et surtout pas très efficace. Un cocktail détonant (c’est peu de le dire !), léger et qui utilise la dérision sans jamais prendre parti, ni ridiculiser un des protagonistes. Ce qui fera le grand succès de cette BD, prix du meilleur album à Angoulème en 2001.
(Avis général sur les trois tomes de la série)
Après le monument qu'est La Guerre éternelle, j'appréhendais la manière dont ce récit pourrait être prolongé. Libre à jamais relève brillamment le défi en s'imposant comme une suite qui n'en est pas tout à fait une. Fini la guerre à grande échelle : on se focalise ici sur une communauté restreinte pour des enjeux paradoxalement plus vastes, touchant aux fondements mêmes de l'Humanité.
Si le premier tome fait office de transition en parallèle à la fin de la série originale, il prépare le terrain pour un deuxième volume qui installe lentement la causalité du récit. Le tout culmine dans un troisième tome qui assume une rupture totale avec la 'Hard SF' pour s'aventurer vers une conclusion métaphysique. Un dénouement certes abrupt, voire proche du Deus Ex Machina, mais qui offre une fin bienvenue aussi bien mystique qu'audacieuse.
Ce deuxième tome de Le Maître de Jeu avait la lourde tâche de faire converger les arcs narratifs posés précédemment. Sur ce point, le contrat est globalement rempli : le groupe de rôlistes, Quentin et sa famille, ainsi que la menace incarnée par les néonazis finissent par se rejoindre dans un climax efficace.
Pour autant, les fragilités du récit persistent. Le fil rouge du jeu de rôle demeure flou et peu crédible : des joueurs supposément aguerris jouent peu, réagissent étrangement à la violence, et semblent peu affectés par la confusion entre fiction et réalité. Cette indécision nuit à l’implication du lecteur.
L’introduction d’Arnold et Gerd, antagonistes grotesques et inquiétants, apporte en revanche une tension bienvenue. Von Harbow gagne en épaisseur, tout comme Kurt et les parents de Quentin, qui jouent un rôle d’ancrage réaliste. Graphiquement, le recul est net par rapport au tome 1, avec un dessin plus brouillon et un découpage plus sage.
Reste l’atout majeur de l’album : l’ambiance. Le huis clos insulaire fonctionne pleinement, installant une oppression durable et une étrangeté héritée du Chant des Stryges. Une atmosphère puissante qui compense partiellement les faiblesses structurelles.
Pour lire ma critique complète :
https://www.alphabulle.fr/huis-clos-malsain-dans-le-mdj-2/
Quel dommage....Les dessins sont superbes, et on frissonne de froid à la seule vision des superbes dessins de P.XAVIER , mais le scénario, freiné par les dialogues et le phrasé d'époque , est digne d'une série B ou d'un western de poursuite basique ! Et quelle effusion d'hémoglobine, de misère et de lames transperçant corps et yeux .... On dirait du Tarantino !
Un chef d’œuvre ! Tout simplement...
Adapté du roman éponyme de Bérengère Cournut (2019, pas lu), je n'avais jamais vu de BD aussi profonde sur les peuples Inuits.
En plus d'une iconographie naturaliste, qui a pleinement participé à mon immersion, et d'un trait d'une grande maturité graphique, sublimé par des nuances infinies de bleus, couleurs aussi belles que froides ; j'ai été saisi par cette tension permanente entre les dangers du grand Nord et les bassesses de certains hommes, entre le désir de solitude et l'indispensable besoin des autres.
Le rythme, dans une sorte de decrescendo, contraint par le cycle des saisons (rigueur de l'hiver contre chaleur de l'été), est tout aussi déroutant.
Aucune reproche à faire sur cette œuvre, aucun défaut... Je voulais juste exprimer à l'auteur tout le bien que je pense de sa BD.
Parfait !
THE JUNCTION est presque le jumeau du magnifique DOWNLANDS, qui fut sans conteste l'une de mes meilleures lectures de l'année 2025 : mêmes thématiques (la mort, le deuil, les fantômes ...), même ambiance mystérieuse entre chien et loup, même structure narrative (une enquête où les indices et les solutions arrivent au compte-goutte) et même dessin cubiste aux couleurs fantasmagoriques.
Si on a aimé l'un, on aimera forcément l'autre. Petite préférence perso pour DOWNLANDS (qui m'a procuré davantage d'émotions), mais THE JUNCTION reste une magnifique histoire : à l'enquête policière pleine de suspense que l'on prend plaisir à suivre se mêlent tout un tas de sentiments très forts (la joie, la tristesse, la mélancolie, l'espoir, l'amour) qui font que la lecture est accrocheuse du début à la fin.
Julie Birmant et Clément Oubrerie construisent autre chose qu’une bande dessinée classique. Ils tentent une biographie littéraire et visuelle. Les planches sont des gaufriers standards qui font la part belle à l’écriture puisque, presque toujours, des bandeaux ornent chacune des cases. Le lettrage également fait la part belle à l’écriture déliées et manuscrites et les couleurs sont comme des taches multiples qui font l’ambiance.
Est-ce que ce partie pris fonctionne ? Pour moi, oui. Dès le début nous transporte dans une autre époque, un autre environnement. La narration est différente donc, immersive puisque les codes sont réemployés différemment. Et ça le fait.
Toutefois, le scénario reste classique malgré un début et une fin qui se veut allégorique. On ne peut pas leur en vouloir. Il est compliqué de construire une biographie autrement. Mais cette biographie est entrainante, le focus étant mis sur les interactions entre des personnages qui ont fait la petite ou la grande histoire de la peinture. Et le dessin est très plaisant.
Ce 1er opus est comme une valse : entrainante avec de beaux souffles et de belles envolées. Très agréable.
Découvrez la vie inspirante de Surya Bonaly, l'une des figures emblématiques du sport. Cette patineuse artistique française, intégrant l’équipe nationale dès l'âge de 12 ans, a su imposer un style unique, audacieux et résolument déterminé. Elle va à contre-courant des standards de l'époque, privilégiant la grâce plutôt que la puissance, et bouscule les codes du patinage.
Consciente de ses talents, Surya invente en 1998 le saut périlleux "Bonaly" lors des Jeux Olympiques de Nagano, une prouesse qui reste gravée dans les mémoires. Sa philosophie ? Suivre sa propre voie, en dépit des conventions. Cette BD invite à explorer des thèmes universels tels que l’audace, l’injustice, la détermination, et la pratique sportive comme école de vie, mêlant plaisir, effort et dépassement de soi.
Ce qui rend cette histoire encore plus touchante, c’est la trajectoire personnelle de Surya : une petite fille orpheline, adoptée à la naissance, dont le chemin vers la gloire n’était pas tracé d’avance. Elle a dû se battre avec courage pour s’élever et devenir une véritable légende, brisant les codes du patinage pour suivre sa propre voie.
Le graphisme, vif et dynamique, utilise une explosion de couleurs qui insufflent de l’énergie à cette BD. Le récit suit le périple mondial de cette enfant prodige, rendant chaque étape aussi captivante que l’avant-dernière.
Il est important de souligner que, malgré ses talents exceptionnels, Surya n’a pas toujours pu décrocher toutes les médailles qu’elle méritait. Le racisme ambiant et le conservatisme des juges ont souvent freiné ses ambitions, rappelant que le combat contre l’injustice est encore d’actualité.
Je souhaite, une fois n'est pas coutume, dédier cet avis à Fabienne, qui m’a offert cette magnifique BD. J’admire profondément cette sportive, dont l’histoire montre que tout devient possible avec du travail, de la détermination et du courage.
Dans la veine du précédent !
Les midinettes aiment les voyous et peuvent se retrouver sur le ruban à Buenos Aires ...
On y apprendra que certains se font enterrer deux fois, fait pas bon être un traitre en ce temps là ...
Très longue vie à cette série réjouissante et bien torchée !
Elle décrit l'époque des panhard, des DS, des voyous élégants et d'un argot désormais suranné ...
Après les épisodes du Waltras, on s’attendait à quelque chose d’un peu plus emballant. Et fait est dit, ce retour à Tolden est plutôt réussi et ne manque pas de cadence. Un retour au pays pour notre belle héroïne masquée, avec de nombreux rebondissements et un rythme bien soutenu. Un goût de trop peu sur la fin, que nous réserve la suite de cette histoire? Le tome suivant nous le dira. Avec espérons le, tout autant de plaisir de lecture.
Un très bon thriller mélangeant politique, apartheid et croyances tribales.
Le trame de l'histoire et le narratif nous montre une Afrique du Sud que l'on imagine, sans vraiment la connaître.
Les graphismes de Rouge sont très soignés et apporte beaucoup d'énergies et de rythmes dans les scènes d'actions.
Le découpage, très cinématographique, donne beaucoup d'amplitude au récit.
Le tout donne une œuvre remarquable.
Graphiquement le tome le plus abouti de la série, c'est au niveau du scénario que ça dérape par endroit.
Si la partie manipulation est plutôt bien présentée, même si ça manque de finesse, d'autres passages n'ont pratiquement aucun sens, sont complètement incohérents voir invraisemblables.
A mi-parcours dans cet spin-off, on a plus beaucoup de personnages aux quels on peut s'attacher. Espérons que l'intérêt ne s'en retrouve pas diminué.
J’ai beaucoup aimé The Big Burn. C’est une BD extrêmement prenante, qui se lit très vite – peut-être même trop vite – tant on est happé par le scénario. Une fois commencée, impossible de la lâcher, l’histoire avance sans temps mort et on est immédiatement embarqué.
Le concept est l’un des gros points forts de l’album. On est sur un mélange très efficace entre film de casse à la Ocean’s Eleven et une approche de la mort et de l’au-delà qui rappelle L’Expérience interdite (Flatliners). Ce cocktail fonctionne parfaitement et apporte une vraie originalité au récit. L’idée de cet enfer traité comme un immense casino est particulièrement réussie et donne une ambiance très cinématographique.
J’ai aussi beaucoup apprécié les petits détails de mise en scène, notamment les informations visuelles intégrées au dessin : caméras, éléments de sécurité ou points précis du décor mis en évidence pour attirer notre attention. Ça renforce vraiment l’aspect “braquage” et donne l’impression de faire partie du plan.
Peut-être que les personnages ne sont pas tous très creusés, surtout les secondaires, mais il y a le minimum nécessaire pour bien comprendre leurs histoires et leurs motivations. Ça fonctionne dans le cadre d’un one-shot et permet de rester concentré sur l’action et le déroulement du casse.
Le scénario est fluide, divertissant et bien construit, avec des rebondissements efficaces. La fin va peut-être un peu vite, mais cela passe très bien et ne gâche en rien le plaisir de lecture.
Côté dessin, le travail de Lee Garbett est juste bien, clair et lisible. Ce n’est pas un style particulièrement spectaculaire, mais il sert parfaitement la narration et le rythme de l’histoire.
En résumé, The Big Burn est une très bonne BD de divertissement, originale, rythmée et addictive. Et clairement, une fois la dernière page tournée, on se dit qu’on aimerait bien un album supplémentaire pour un dernier braquage.
Je ne connais pas le livre éponyme, aussi je ne me prononce pas si cette BD y est fidèle.
L'histoire, qui pourtant date, pourrait être d'actualité avec homme perdu qui va rencontrer tous les gourous (influenceurs / influenceuses, aujourd'hui?) pour l'aider à comprendre son "don". Il y a de la critique sociale dans cet album. Mais de la poésie aussi.
Le dessin est agréable et tout ce qui est architecture urbaine est magnifiquement dessiné.
Le personnage est attachant. La fin originale.
Je l'ai lu tout en me disant "Mouai... Tout ça pour ça..." ...
Et puis la magie opère et quand on referme l'album, on se prend à regretter que ce soit déjà terminé. Et on ne veut pas le ranger dans la bibliothèque, on souhaite rester encore un peu avec lui, dans son univers.
Il a quelque chose d'hypnotique dans cette BD! Si j'avais un don, je ferais en sorte qu'il y ait une suite!!!
Thorgal retrouve une bonne partie de son passé, il reste le dernier, ou devrais-je dire l'avant dernier survivant de son peuple : le peuple des étoiles, il était destiné à renouer avec son peuple à s'unir à la fille de Slive pour donner une descendance à ce dernier.
On retrouve ici la suite du tome 1 avec des caractéristiques très similaires. Un excellent album doté d'un côté bien dosé de fantastique, dans lequel deux rivaux aspirants au trône, joignent leur force mais sans réelle conclusion, car ils repartent tous en fin de compte pour l'épilogue tout en laissant tout le succès final à notre héros. L'enlèvement d'Aaricia par des aigles envoûtés, trouve toute sa légitimité, Il doit retourner auprès de celle qu'il a trahi mais pour cela il devra s'approcher de la mort à travers ces mers gelées d'où nul viking n'est jamais revenu...
Ok Sylvain Repos sait faire des découpages, des séquençages qui tiennent en haleine. Ok, il sait construire des combats aux sabres assez dantesques. Ok, toute la partition avec les robots est de très belles factures, de vraies parenthèses enchantées, de vraies respirations sublimées ou ces robots là nous font une vraie démonstration de ce qu’est vraiment l’humanité.
Ok, les planches ont de la gueule. Les couleurs sont particulièrement bien pensées et les décors, les grands espaces sont beaux sans fioritures, allant à l’essentiel d’une narration pertinente. L’artiste prouve un savoir époustouflant.
Sauf, que ça y est je suis largué questions intrigues chez les humains. Je ne comprends pas comment du sang peut faire du pognon. Je ne saisis pas pourquoi le méchant libère la gentille pour que recommence la chasse à l’homme. Et quel heureux hasard que de tomber sur les tubes où se trouvent les mannequins ! Et pourquoi ils détruisent tout vu qu’elle s’en fout ? Et qui s’est cette jeune fille qui dit de tuer tout le monde ? On dirait que tout le monde se connait très bien alors que le lecteur ne sait rien de toutes ces interactions.
Autant le 1er et le second tome tenait la route avec la classe à Dallas. Autant là, j’ai cette impression que l’auteur veut trop en faire pour construire du suspens, du rebondissement et autres effets scénaristiques. Par contre du côté des Yojimbots, c’est toujours un festival d’éclate à la lecture.
Allez, on dit que c’est un petit passage à vide. Et on a hâte de lire le dernier tome.
Le brouillard, même s'il n'est pas permanent, est partout. Il est présent autour du lac au mystère, mais aussi dans les mémoires des personnages qui racontent, dans la réalité de Sarah, rousse héroïne aux grands yeux noirs, et enfin dans notre perception, à nous lecteurs. Cette histoire, habilement menée par les auteurs, n'est-elle à la fin qu'une vaste embrouille ?
Les teintes graphiques et ces traits à peine esquissés distillés par Terkel Risberg excellent à nous embarquer dans les flots de ces histoires qui finissent par s'entrecroiser et ne faire plus qu'une, celle de Sarah.
Magnifique ouvrage dont la lecture s'avère être une reposante parenthèse. Un album de plus de ce duo Anne-Caroline Pandolfo - Risberg, qui ne fait que confirmer leur talent.
Dans l’ensemble, une belle qualité de dessins, Leloup nous offre de beaux décors, fort bien colorés. Le scénario quand à lui est assez basique mais fait le job, sans être non plus exceptionnel. Une fois encore, Yoko va retourner la situation face à un complot organisé par un vilain méchant. Bref, simple mais se laisse lire.
A l'époque où je souhaitais commencer une collection de bandes dessinées, j'étais tombé sur une belle liste d'ouvrages parmi lesquels Aaricia Tome 14 de Thorgal. Je n'ai pas constitué ma collection comme telle, parce que je préfère commencer dans l'ordre mais je me suis procuré quelques albums de cette liste malgré tout. Et maintenant au moins je sais qui elle est. J'ai déjà feuilleté ce tome 14 avec ses pages colorées et belles et je suis convaincu qu'il vaut son pesant d'or. Pour l'instant je trouve notre héros trop bête et trop linéaire manquant effroyablement de charisme.
Dans la catégorie des séries classiques, je découvre Thorgal dont je possède les 5 premiers tomes en éditions originales depuis longtemps. Ce premier album est époustouflant. Il comprend deux aventures épiques des plus originales. Bon, je dois avouer qu'elles n'ont pas vraiment de rapport l'une à l'autre.
Je suis toujours émerveillé de savoir, comment on peut mettre en images dessinées des idées aussi géniales, surtout dans des situations qui semblent toujours inextricables, sans oublier ici, un côté fantastique et extraordinaire, avec une sorcière, reine de l'île des mers gelées, sur un navire de glace et le jeu du temps auprès de nos trois fiancées. Par contre petit défaut qui m'a un peu gêné c'était le parjure trop simpliste pour se libérer de son serment mais ça peut présager une vengeance à venir. Un jalon est posé, cette série , après un album aussi bon, ne peut présager que de très belles aventures à venir.
Le dessin n'est pas toujours à mon goût même si notre regrété Rosinski a obtenu le prix Saint-Michel du meilleur dessin réaliste. La tête de notre héros est parfois un peu laide et mal réalisée avec des grimaces à faire rire qui gâchent un peu le sérieux de l'album. Et pourtant, certaines cases sont quand même extraordinairement riches et flamboyantes. Les premières pages montrent le talent et le savoir faire d'exploiter des décors vides comme la mer et la neige, pour réussir à nous éblouir, loin du Mercenaire de Seygrelles mais c'est un très bon premier album. Un album, comme on décrirait la musique de Metal Viking... Je recommande, ça se lit comme on boit du petit lait, la lettrine est grande et agréable, c'est un album facile d'accès, qui malheureusement s'est lu trop vite. Sur ce, je vais doucement me mettre au tome 2.
Bel album … j’ai plongé dans l’histoire immédiatement.
Au moins deux bémols, un beau dessin mais les visages sont figés et semblables … l’interrogatoire du suspect par deux policiers est symptomatique sur ce point. L’un est blond, l’autre brun, et le dernier a une moustache … ouf, sans cela c’étaient des triplés !
Bémol numéro deux, je n’ai pas deviné en quelle année nous étions et qui était qui !?
Malgré tout, et vu qu’il n’y a que des 4 et des 5, je me dis que c’est moi qui n’ai rien compris !!!
Alors je mets 4 parce que j'ai pourtant aimé ce livre et qui sait ne pas passer pour un ignare … ce qui serait une révélation à plus de 70 ans !!!
NB … a priori une Tiger 100 … bicylindre sorti en 1939
Que voilà une bonne surprise.
Dès la fin de la première histoire, on se dit que l'album sera original et exceptionnel.
Le dessin est une vrai reussite et les scénarios en complet décalage.
Sur l'échelle de la propreté ou des valeurs (parceque qu'il n'y a de "morale" pour aucun des trois), je placerais John Wayne au début, puis les héros de Sergio Léone et tout bout Al Crane.
Un très beau voyage au cœur du far west et sans doute pas si éloigné de la réalité.
J’avais énormément apprécié la précédente collaboration de ces deux auteurs, Celui que tu aimes dans les ténèbres, et c’est donc avec enthousiasme que j’ai entamé ce nouvel album. À bien des égards, on y retrouve les mêmes forces et les mêmes rares faiblesses que dans le précédent album ; seul le registre varie et passe du fantastique / horreur au western teinté de fantastique (Ain't No Grave 2024, #1-5).
On y suit une hors-la-loi, Ridge Ryder, qui a volé et tué autant que de besoin au cours de sa vie et qui, aujourd’hui rangée, mère de famille mais surtout malade, cherche à tout prix un moyen d’éviter la mort qui se rapproche inexorablement. Son voyage, plutôt taiseux et seulement entrecoupé des détonations de son revolver, l’amènera à affronter en duel la mort elle-même. Tout ce que l’on peut attendre d’un western classique y passe avec une bonne grosse touche d’extravagance et de fantastique pour dynamiser le récit.
Le scénario de Skottie Young se calque plus ou moins sur les cinq étapes du deuil et ne s’embarrasse pas trop de dialogues ou de récitatifs (l’épisode 4, relatif à la dépression, est entièrement muet par exemple). À mon sens, on parcourt essentiellement cet album pour le superbe dessin de Jorge Corona – que le grand format permet pleinement d’apprécier, notamment la partie de poker – car, si la lecture s’accompagne de quelques notes de musique (possiblement Johnny Cash vu le titre de l’album), elle reste plutôt rapide. J’aurais aimé qu’il y ait plus à raconter mais ça n’en reste pas moins un fort bel ouvrage.
En feuilletant l'album pour la première fois, j'avais une impression de flou dans le dessin et la colorisation, mais une fois qu'on est plongé dans la lecture, en fait c'est parfaitement lisible, tout est clair. C'est un style véritablement enchanteur.
Un formidable hommage à tous les classiques de Disney. Énormément de références dans les détails. Les têtes des personnages, les paysages aperçus, même certaines répliques.
J'ai cru comprendre que le scénariste est fan de la jeunesse de Picsou vu son premier opus dans cette collection, que je n'ai pas encore lu. Bien aimé la référence faite ici.
L'histoire m'a bien accroché tout du long. Une vraie aventure de Picsou qui nous fait replonger en enfance.
Peintre fou, exalté, maudit, on ne connaît souvent de Van Gogh que ses dernières années. Or, lorsqu’il décide de devenir artiste, il a déjà 27 ans. Voilà le postulat de base pour mieux cerner ce génie.
Récemment, j’ai eu l’occasion de visiter à Strasbourg une exposition consacrée à ce peintre, présentée de manière inattendue avec des projections holographiques sur le sol et les murs. J’ai toujours aimé l’impressionnisme, notamment Claude Monet; j’adore les spirales lumineuses qui traversent ses paysages.
À noter qu’il ne s’agit pas d’une biographie exhaustive, comme indiqué dans le résumé. On découvre un enfant hypersensible, profondément lié à la nature. Sa vie sera jalonnée d’échecs et de déceptions qui renforcent son tempérament anxieux. On va surtout suivre ses errements avant de trouver sa voie.
Je trouve que l’auteur réussit à restituer des éléments marquants du parcours de Van Gogh et de ce qu’il est devenu. Il y a une véritable intensité psychologique qui est manifeste. J'ai vraiment appris des choses assez inédite sur ce peintre qui voulait absolument suivre les pas de son père pourtant austère afin de devenir un homme d'église. Son acharnement n'aura pas payé mais il est devenu l'un des plus grands peintres qui existent... C'est dingue comme les parcours peuvent être différents pour amener à une chose bien précise !
Le trait est fluide et expressif, avec des textures et des choix de couleurs qui évoquent les tourments intérieurs et la lumière tourbillonnante des toiles de Van Gogh. L’alternance entre scènes intimistes et paysages élargit la compréhension du personnage et offre une esthétique immersive, à la fois vibrante et respectueuse.
Cette BD offre une approche intime et sensible de Van Gogh, mêlant partie biographique et perspective psychologique, portée par un graphisme vibrant qui restitue l’énergie tourmentée du peintre et sa quête de lumière.
"Le parfum des hommes" raconte le récit d'un père, Hwang Sang-Ki souhaitant faire un procès contre la firme Coréenne Samsung. En effet, sa fille Yumi a été victime d'un cancer grave (leucémie) déclaré en 2005 à la suite de son travail sur une ligne d'assemblage dans cette grande société. Yumi succombera à sa maladie 2 ans plus tard. La politique en terme de gestion des produits chimiques chez Samsung n'est pas clair et les nombreuses victimes de cancer à la suite d'un emploi chez Samsung sur certaines lignes de production amènent à réflexions, le but étant de pousser Samsung à reconnaitre ses tords et que les cancers survenus en travaillant dans la société soient reconnus comme maladies professionnelles.
Malheureusement, si le propos est technique et bien argumenté, je trouve l'approche et la dynamique du manga très désuet, ce dernier ne respecte pas forcément les codes graphiques et de lecture qu'impose la bande dessinée. Le récit est très linéaire, il décrit les faits par court chapitre, le dessin fait acte de présence, mais ne complète pas forcément le texte qui dit la même chose, c'est maladroit en plus du trait trop lâché de Kim, Su-bak qui donne peu de formes à ses personnages qui semblent se complaire dans le disgracieux. Cela suffit bien sur pour évoquer l'histoire et le combat de Hwang Sang-Ki, le père de Yumi, dans lequel il donne corps et âme pour donner raison à sa famille et aux autres familles des victimes. Cependant, en proposant un univers plus graphique, mais aussi un story board mieux construit, le manga pourrait être plus impactant et mieux faire passer son message, tout en rendant la lecture plus fluide et digeste.
D'autant plus en conclusion que "Le parfum des hommes" fait un amalgame, car il mélange deux propos qui n'ont rien a voir : les actions de Samsung avec la mauvaise gestion de la succession de la part des CEO et l'aspect maladies professionnelles avec les multiples employé(e)s victimes de cancers suite à la manipulation de produits chimiques de manière non-reglementée dans l'entreprise. Un beau combat, pas forcément plaisant dans la structure proposée par le livre.
Aïe aïe aïe... Ce tome est d'un ennui qui atteint des sommets. Le récit n'a plus ni queue ni tête. Reste uniquement la réussite du dessin, mais c'est évidemment bien insuffisant. Je vois difficilement comment il pourrait y avoir un changement de situation dans les prochains albums qui permettrait de retrouver une qualité du premier cycle... Dommage, car le potentiel était élevé, mais le déclin est pourtant là.
Un très bon album, on sent bien l’esprit Franquin, c’est bien travaillé dans l’ensemble, une aventure avec des éléments historiques (Forlandia ayant vraiment existé), une revisite de l’arche de Noé,.. simple, efficace et didactique, probablement un des meilleurs de la série.
Un album globalement moyen, mais tout de même mieux que les quelques précédents. Les enfants de Fortville sont pourchassés par un protecteur tandis qu'ils sont en quête de réponse sur ce qui s'est passé précisément la nuit où tout le monde a disparu... Se recentrer sur l'essentiel, à savoir sur cette fameuse nuit, me semble être positif pour recadrer le scénario qui frise parfois le "n'importe quoi", en espérant que les auteurs poursuivent l'aventure dans cette direction...
Conclusion du 3ème cycle qui aura été assez laborieux. Le récit s'étire en longueur, l'intrigue ne passionne pas. Nos héros se retrouvent à nouveaux réunis, ce qui laisse peut être présager un peu de mieux pour la suite. Le dessin est régulier et réussi.
Au cas où les jeux n'avaient pas suffit dans le tome 8, les voici de retour dans ce 12ème album qui se concentre sur la révolte de la 8ème famille à Néosalem. Le résultat est certes plus plaisant à la lecture, mais l'intrigue générale n'emballe plus.
Je ne connais pas le livre dont est tiré cette BD, aussi je n'ai pas d'avis si c'est fidèle ou pas.
J'ai trouvé superbe le travail d'adaptation. Ce n'est pas facile d'adapter des livres car les codes ne sont pas forcément les mêmes qu'en BD. Ici, c'est réussi!
On est pris de bout en bout par l'histoire.
Le dessin est magnifique et réussit à montrer tous ces meurtres (c'est quand même l'histoire de la vie d'un tueur de la mafia, donc ça occit beaucoup!) sans tourner au gore.
Et que dire du somptueux de ces planches sur l'Amérique!!!
Si j'avais deux petites critiques, ce serait:
1) Beaucoup de noms, beaucoup de personnages. Ca aurait pu être allégé sans qu'on perde l'histoire.
2) On nous "vend" dans la 4ème de couverture un face à face entre le tueur et le policier. En fait, il n'en est rien. C'est juste l'histoire de cet homme et le flic ne sert que de prétexte pour la dérouler.
Mais ce n'est vraiment pas grand-chose par rapport à tout le reste et j'ai été passionné par cet album!
Une petite alerte sur l'avis du membre @BMR (j'espère qu'il ne m'en voudra pas!). Ne le lisez peut-être pas jusque la fin (l'avant dernier paragraphe) car il y dévoile la chute de cette enquête policière! Je trouve que ce serait dommage ;)
Un album centré sur Yvan, un des personnages principaux de la série. On apprécie de le retrouver au cœur de l'intrigue, mais les rebondissements du scénario laissent clairement à désirer. L'histoire s'étire en longueur, L'originalité et l'ambiance superbe des premiers albums n'est plus là.
Un bon album, qui permet de refermer le cycle "Reconquête de Vaucanson". Etrangement peu porté sur l'action (bon, il y a quand même quelques mandales distribuées par Herbert et Marvin qui se perdent ...), l'album montre principalement comment Herbert gère le pouvoir une fois remonté sur le trône du duché de Vaucanson. Evidemment, notre canard éternellement optimiste et gaffeur s'y prend comme un manche et déclenche sans le vouloir une sacrée pagaille au sein de son duché, ce qui conduit à des situations fort drôles. Entre familles de nobles toujours prêtes à comploter contre leur suzerain, courtisanes usant de leurs charmes et entourage d'Herbert peu fiable, notre canard n'a pas fini de galérer pour diriger son duché !
Un épisode au final très réussi, qui fait avancer efficacement l'intrigue générale de la série autant qu'il nous fait rire, et toujours impeccablement illustré par Boulet, dont le trait à la fois souple et très expressif convient parfaitement à cette branche de "Donjon Zénith".
Frank Pé fait un travail magique. Il y a un plaisir inouï à suivre cette fuite, cette dérobade, cette fugue dans une Belgique d’après-guerre et, de surcroit, dans le Bruxelles rêvé par Pé. C’est beau comme un camion. Plus beau encore sont les silhouettes et visages des personnages. Leurs bonhommies, leurs expressions si humaines, leurs silhouettes si justes. Pé est un esthète. Sa couleur est celle de la nostalgie, sa plume celle de l’être humain qui aime l’être humain. Merci infiniment monsieur Pé (vous qui êtes parti beaucoup trop tôt) pour ce plaisir magique à admirer votre dessin.
Hélas, le grand Zidrou ne m’a pas convaincu cette fois-ci. Certes l’amitié entre les enfants est franchement chouette, certes ces histoires d’amour qui naissent sont jolies, certes notre zoo tout fou est très sympathique. Mais ce Marsupilami là n’est pas mon marsupilami à moi. Il n’est pas celui de Franquin. Mon Marsupilami à moi est acteur de l’action, il solutionne les problèmes avec naïveté, inconsciemment et drôlement. Il n’a peur de personne et n’a aucune once de violence (coup de colère oui mais jamais méchant). Mon Marsupilami est une ode à la vie, une ode au sourire puisque de toutes manières, il a tous les talents et ne craint personne. Il n’a peur de rien car il est tout au-dessus de la chaine des prédateurs ;
La bête de Zidrou n’est pas le Marsupilami de Franquin. Et je ne suis pas sur qu’il faille offrir une dimension aussi réaliste à ce personnage. Si j’avais aimé le 1er tome, j’avais eu l’espoir de voir la bête de Zidrou devenir Mon Marsupilami dans le second. Et ce n’est pas le cas. L’erreur majeur de cette interprétation est de croire d’ailleurs que le Marsupilami est une bête. Il ne l’est pas. Il est une allégorie.
Et la fin me semble très peu réaliste pour le coup. Les enjeux des 2 savants le long des 2 tomes sont en antinomie totale avec le final. Et c’est là mon incompréhension. Car, dans ce réalisme lâ, la fin ne peut être aussi heureuse pour cette bête
Voilà, à force, l'humanité a fini par se détruire en 2027 dans une série d'explosions nucléaires. Notre héros, Donovan, que nous suivons depuis le début, a été sauvé de la noyade par Kane et les tritons antiques. La quête peut alors commencer : retrouver Lou, l'héroïne, à travers de nombreux flash-backs la concernant, notamment sur son enfance lorsqu’elle a été enlevée par Wolfgang Feiersinger.
À ce stade de cette longue série à rallonge, on peut se demander ce que viennent faire les mégalodons — ces monstres marins que l’on croyait disparus, mais qui semblent toujours présents, notamment dans les abysses de nos océans. La réponse est simple : on ne les voit plus parce que le récit a évolué vers un autre plan scénaristique. Christophe Bec, en tant que scénariste, est connu pour son style sombre et atmosphérique, qui contribue à renforcer l’ambiance mystérieuse et parfois oppressante de la série.
Encore une fois, la couverture est d'une beauté saisissante. Il faut dire que le trait d’Ennio Buffi, qui a pris le relais depuis le tome 6, est remarquable. Il a considérablement progressé, notamment dans la précision et la finesse du dessin.
Pour revenir au récit lui-même, j’ai l’impression d’assister à un tome de transition, où peu d’événements majeurs se produisent, si ce n’est une rétrospective sur le passé, comme une sorte de résumé. Cela reste néanmoins agréable à lire. Cependant, il serait peut-être temps de conclure cette série qui, si prometteuse à ses débuts, semble aujourd’hui tourner en rond.
Cette série a été bien accueillie par les amateurs de BD de science-fiction, notamment pour sa narration fluide, ses personnages bien développés et ses visuels impressionnants. Elle restera comme une œuvre marquante des années 2000, mais il serait souhaitable qu’elle trouve une fin à la hauteur de ses débuts pour laisser une trace durable dans l’univers de la bande dessinée.
Un album qui n'a pas le moindre intérêt scénaristique et dont la lecture est totalement soporifique. La qualité était déjà en baisse dans le deuxième cycle, et ce premier tome du troisième cycle semble bien indiquer que la série ne va pas dans la bonne direction. Seuls les dessins et la couleur relèvent un peu le niveau. Une lecture très décevante.
Peu de répit pour le lecteur dans cet album qui conclut le deuxième cycle. Le rythme rehausse un peu le niveau, mais cette histoire de familles, d'enfant minuit et de maître-fou a du mal à convaincre. Reste les quelques personnages principaux du cercle d'enfant initial qu'on est toujours content de retrouver. Les paysages neigeux sont superbes, et la couleur toujours aussi efficace.
La bêtise humaine au format XXL, entre lune de miel et hache de guerre, "Lune de Guerre" de Van Hamme et Hermann trouve le juste équilibre d'un thriller surprenant, rythmé qui ne fait pas les choses à moitié. Ce one shot me fait directement penser au film "Les Nouveaux Sauvages" de Damián Szifron sorti bien plus tard (2014), mais tous deux sont des défouloirs à ciel ouvert.
Tout part d'un grain de sable lors d'un mariage pour ne plus s'arrêter à cause de personnages rudement têtus. Pour permettre ce thriller haletant d'exister, il faut 'tirer' sur les traits de caractère et les stéréotypes au maximum, ainsi ce Jean Maillet ne semble pas née de la dernière pluie...Rustre et franchouillard, il n'hésitera pas à sortir le fusil de chasse, pendant que beau-Papa sortira les grenades pour un cocktail détonnant. Ici on ne cherche pas de la crédibilité, mais du divertissement pur et dur pour voir jusqu’où vont aller nos compères. L'introduction des 30 personnages en préface est un vrai plus pour appréhender les caractères et comportements de chacun, de plus, les personnages morts dans "Lune de guerre" sont annoncés dans la préface, ce qui pique la curiosité du lecteur sur la façon dont il a pu mourir. Et Van Hamme maitrise l'incarnation de ces personnages de manière a ce qu'ils soient entiers et authentiques.
Coté dessin, le trait de Hermann me plait moins car trop gras et appuyé, un style atypique qui correspond bien au style de dessin de l'auteur, mais j'ai connu plus sympathique ; je pense à la série "Comanche" de Greg et Hermann par exemple.
Un one shot qui vaut lecture pour la myriade de personnages aussi fous les uns que les autres, pour le coté "survival" qui part d'une "Tomate aux crevettes". "Lune de Guerre" est un délire d'auteurs, il n'en reste pas moins sympathique et..."convivial". Et vivent les mariés !
Le conte de "Zaroff" est revisité dans une suite imaginée par Runberg et dessiné par Miville-Deschênes. Si vous avez lu "Reconquêtes" en 4 tomes des deux mêmes auteurs, bien que la thématique ne soit pas la même, on retrouve le même état d'esprit dans ce récit d'aventure fait de traques et de chasses.
Si les 2 tomes montrent des histoires qui se tournent vers un mode "survival", l'action omniprésente s'oppose à un récit qui montre rapidement ses limites narratives et ne propose pas à mon gout assez d'introspection sur la palette de personnages (Zaroff, Fiona, Katarina). Ainsi, si le T1 peut convaincre par son coté sauvage et fourbe ; le T2 reproduit le schéma du premier sans réussir à trouver un rythme qui lui convient, de part le nombre de personnages secondaires et surtout la pseudo-immortalité de Zaroff qui déjoue piège sur piège : je veux bien qu'il soit doué, mais ce Zaroff ne montre vraiment aucune faiblesse, aucun faux-pas, même son amour de jeunesse (Ludmilla), on dirait qu'il s'en fou à moitié. Mais c'est aussi les rebondissements improbables qui parsement le récit : la grand-mère sadique qui manie la mitrailleuse à merveille, la jeune russe qui sort nue dehors pour se suicider en pleine guerre, les pièges à répétition installé par Zaroff. Ce dernier qui collectionne les têtes humaines mais dont le coté meurtrier et tueur en série ne semble alerter personne sur le danger potentiel du type. S'il réussi son exfiltration, il sera libéré sans condition...une forme d'apologie du crime et de la chasse sans remise en question.
Le dessin est moderne et détaillé, les moments d'action sont plaisants ; les animaux et leurs mouvements sont bien représentés (chiens, léopards), aussi bien que les dessin de personnages d'une grande qualité (anatomie, mouvement). La ligne est parfois un peu trop grasse et la couleur saturée à mon gout, mais cela ne gâche pas complétement le plaisir des illustrations.
Je conseille le 1er tome qui possède un bon rythme et une narration plutôt qualitative. Le 2ème tome est optionnel tant il ne fait pas avancer la cause du personnages de Zaroff, ni le camp qui l'oppose.
Pas totalement fan de celui-ci.
Déjà, Goudurix tombe de nulle part et si son côté ado de la ville est marrant, j’ai surtout envie de le baffer…
Les normands qui viennent apprendre la peur, c’est amusant mais ça tourne un peu en rond…
Alors évidemment, Goudurix ne serait pas venu, le barde ne serait pas parti, il n’aurait pas fallu le chercher tralala tout ça, mais je trouve que les enchaînements sont un peu tirés par les cheveux pour les imbriquer tous et qu’il y a finalement deux histoires qui se chevauchent (l’apprentissage de la peur et s’occuper de l’ado) alors que séparément, ça aurait pu être moins touffu et surchargé.
Un nouveau bon tome sur la crédulité des gens.
L’histoire monte en sauce tranquillement et avec logique, des gaulois aux romains pour la naïveté de croire aux divinations…
C’est très juste dans l’observation humain et bien construit sur la progression.
Les dessins sont de plus en plus réussis au fil des tomes et les personnages bien croqués, comme le romain qui cause comme qui peut et son physique drôle à voir.
Plein de gags ici et là - le devin qui se rhabille sans arrêt parce qu’on le prend par le colbac est trop génial et son visage qui se décompose au fur et à mesure que tout lui échappe est tordant.
Une bonne astuce de Panoramix à la fin et une conclusion cool.
Bref, bien réussi comme il faut !
Je l’ai trouvé très bon, celui-ci, une vraie aventure !
Astérix qui reconnaît qu’il est très fort mais qu’on peut le blesser et cherche des stratagèmes, c’est bien vu et efficace !
Les réactions d’Obélix sont drôle tout du long, l’idée de base est originale et décalée, il y a plein de scène, sur le marché, chez le romain, dans le palais, dans l’arène, qui sont justes et drôles…
Et puis c’est marrant de voir le frère de Bonemine…
La palme à l’intro et la capacité des auteurs à réussir un arrêt sur image et un rembobinage dans une BD !
Très chouette, tout ça.
Probablement le premier Astérix lu enfant, j’avais pas bien tout compris à cet histoire d’immeuble et copropriété.
L’ayant relu plusieurs fois, toujours enfant, j’en ai gardé un sentiment mitigé qui perdure même si maintenant, je suis bien plus grand…
En soi, l’idée de l’immeuble pour semer le bin’s dans le village est aussi bonne qu’efficace.
Tout le monde qui y va de sa nouvelle boutique pour profiter du touriste, c’est très juste et bien vu.
Après, ces esclaves qui arrachent les arbres m’amusent modérément et ont un côté répétitif comme la repousse des arbres.
Panoramix qui laisse faire, c’est finalement l’idée qui tient le moins la route depuis le début – ils n’ont qu’à aller mettre deux baffes aux romains, libérer les esclaves et c’est torché…
L’autre truc que je trouve bancal, même s’il y a un côté rigolo que je n’arrive pas à admettre à cause du ressenti enfantin qui me reste, c’est ce centurion qui fait des réunions avec ses légionnaires et accepte un paquet de trucs – alors que depuis le début de la saga, c’est démontré : l’ordre, c’est l’ordre !
Et puis il n’y a pas grand-monde dans cet immeuble (il y a des romains qui vont au village mais c’est de la figuration…) et c’est dommage de ne pas avoir utilisé plus le lieu…
Reste Obélix qui fait le fou méchant tout rouge ou l’astuce du barde pour faire partir tout le monde.
Beaucoup de bons trucs quand même…
J’ai lu Mad Love à la suite de Harleen, ce qui m’a permis de mieux comprendre la psychologie d’Harleen Quinzel et sa transformation en Harley Quinn. L’histoire montre à quel point Harleen est profondément amoureuse du Joker : elle ferait absolument tout pour lui, ne voit que lui, et est totalement aveuglée par cet amour. On voit clairement l’intensité de ses sentiments et combien cet amour la pousse à agir de façon irrationnelle, jusqu’à dépasser ses propres limites.
Le Joker, lui, ne partage pas l’amour sincère d’Harley. Il s’intéresse à elle mais reste égoïste et cruel, et Harley, aveuglée par ses sentiments, se donne entièrement à lui. Cette dynamique rend leur relation captivante et tragique, mêlant humour et drame tout en mettant en lumière des thèmes profonds comme la dépendance affective et l’emprise.
Au début, j’ai vraiment trouvé les dessins trop cartoon et enfantins, ce qui m’a un peu surpris. Mais au fil de la lecture, je me suis rendu compte qu’ils collent parfaitement à l’humour et au ton de l’histoire, et finissent par renforcer le charme du récit.
En revanche, l’histoire est très courte et rapide, et le traitement de la relation entre Harley et le Joker peut être brutal, Harley étant souvent humiliée ou maltraitée. L’édition inclut aussi un storyboard long et une histoire bonus, qui donnent l’impression que l’album est plus épais qu’il ne l’est réellement, alors que l’histoire principale aurait mérité plus de pages pour se développer pleinement.
Malgré ces points, Mad Love reste un comic incontournable pour tous les fans de Batman et d’Harley Quinn, puissant sur le plan psychologique et marquant par son récit touchant et intense.
La série prend une dimension plutôt inattendue avec la découverte de Néosalem, des 7 familles et des épreuves. Épreuves qui occupent la majeure partie du récit, ce qui s'avère être plutôt ennuyeux. L'ensemble est moins prenant, moins convaincant. Les auteurs s'éparpillent et ont du mal à emmener le lecteur avec eux.
Histoire rocambolesque mêlant fantastique et espionnage, se déroulant à New-York et ses alentours dans les années 50. Le scénario abracadabrant de Lewis Trondheim est plaisant à suivre et est illustré de belle manière par Franck Biancarelli, dont le trait fin et élégant restitue bien l'atmosphère de cette période. Au-delà du scénario, le plus succulent dans cette histoire reste le décalage entre l'attitude de l'héroïne et les comportements en vigueur dans l'Amérique des années 50 qui conduit à plusieurs situations cocasses. Lecture bien plaisante au final.
Magique ! Briac abandonne les teintes sombres avec lesquelles il faisait vivre les rues nocturnes de Brest dans ses deux précédents albums pour nous offrir une explosion de couleurs. Son graphisme si particulier, souvent aux frontières de la bd et de la peinture, avec un brin d'onirisme, m'a régalé, un peu envouté.
Le scénario est à l'avenant, intéressant historiquement bien sûr, mais surtout proposant regards et réflexions sur des sujets divers, la science, la soif de connaissances, l'homme européen, le sauvage, les Lumières, et d'autres encore.
Il reste à espérer que Briac devienne un jour un peu plus connu en dehors de la Bretagne, il le mérite vraiment.
Je dois confesser que je ne suis pas un grand fan du film culte « Le Jour sans Fin » – et il semblerait que l’auteur de cette BD ait repris certains de ses petits travers, ce qui m’a laissé un peu pantois… comme un lapin face aux phares d’une voiture.
Ma lecture a été plutôt une aventure… mais pas toujours dans le bon sens du terme. Entre clichés, situations déjà vues et peu d’originalité, j’ai eu du mal à me laisser emporter. Je pense que si toutes les BD que je lis étaient des chefs-d’œuvre, alors la magie n’aurait plus de secret pour moi, non ? Mais bon, je préfère aussi dire quand je n’accroche pas, pour rester honnête.
Côté graphisme, c’est très anguleux, ce qui donne un côté dur et un peu rugueux, comme si on avait pris une règle et une paire de ciseaux pour faire les dessins. Ça ne facilite pas vraiment la lecture fluide, et ça me donne plutôt l’impression de regarder une sculpture en pierre qu’une aventure graphique. Peut-être que ça accentue la dureté de certains mouvements, mais moi, j’ai préféré passer mon tour pour l’immersion.
Je ne suis pas du genre à forcer un avis si je n’ai pas accroché — chacun ses goûts, après tout ! Mais si vous êtes curieux ou si vous aimez tester de nouvelles œuvres, je vous encourage à vous faire votre propre opinion. Peut-être que vous trouverez dans cette BD ce que je n’ai pas vu… ou pas. Après tout, la lecture, c’est aussi une question de goûts personnels, et parfois, il faut juste tenter sa chance, comme avec un plat épicé : ça peut surprendre, ou ça peut piquer un peu !
Le rythme reste bon et le récit conserve son côté adictif avec ses nombreux rebondissements. Mais en parallèle, l'histoire a un côté un peu fourre-tout, où on ajoute à la pelle des mystères surnaturels. À force de trop ouvrir de portes, on finit par s'y perdre. C'est un peu vers cela que la série semble se diriger...
Dodji et Saul sont de retour en ville, et sont bien décidé à s'affronter. Un album qui prend la tournure de guerre de clans rivaux. Si le scénario est peut être moins intéressant, on retrouve néanmoins une certaine ambiance qui caractérise la série, toujours avec des mystères qui s'ajoutent au fil des tomes. Le dessin est toujours aussi soigné.
Bastien Vivès s'était entre autre fait connaître via son blog (à la grande époque des "blogs BD" qui avait fait exploser de nombreux auteurs), et Delcourt avait édité des recueils de ses meilleurs strips entre 2012 et 2019.
Voici que débarque Charlotte éditions, maison dont fait partie Vivès, et qui s'est fait connaître avec le financement kickstarter de leur magazine, au résultat fort décevant. Et quand ils ne sont pas occupés à mal éditer leur magazine, ils savent aussi mal éditer des livres : ce recueil "100% inédit" est donc principalement constitué des strips qui n'avaient pas été assez bons pour être édités dans les recueils précédents.
On est clairement pas dans le meilleur de Vivès, et si certains strips font sourire, beaucoup tombent à plat. Le tout à été évidemment édité à la va-vite en faisant le minimum syndical : les typos "à la main" de Vivès sont restées telles quelles, certains textes sont difficilement lisibles, et les fautes d'orthographe d'origine ont également échappé à la relectrice qui devait être occupée ailleurs.
Tout ça est proposé au double du prix des recueils de chez Delcourt à l'époque, donc je ne saurai que trop vous conseiller de dépenser votre argent ailleurs !
Un manga punchy autour de la bouffe, et le tout sur un fond de post apocalyptique, c'est surprenant. Mais clore un récit aussi barré en seulement trois volumes et avec une certaine maestria, alors là je dis respect. Certes la fin est un peu expédiée, mais la relation entre les protagonistes est ma fois aussi folle que sincère. Une vraie (très) bonne surprise au pays du manga.
Cet album qui conclut superbement le premier cycle évolue avec un rythme effréné, entre rebondissements, mystères et révélations. Le suspens est très bien dosé, et les informations sont distribuées au compte goutte pour donner envie de poursuivre l'aventure (et ça marche !).
Voilà la série est lancée. La vitesse de croisière est prise. Si le scénariste met moins la part belle dans les surprises scénaristiques, il prend le temps à poser toutes ses situations et tous ses personnages. Et, encore une fois, ils sont intenses ses personnages.
Ce 3ème tome est toutefois moins violent, moins virulent mais les enjeux de chacun sont bien plus précis. De plus, le personnage principal de ce 3ème opus (que l’on entendu parler au 1er et second tome et qui apparait, iconique, à la toute dernière planche du second tome mais aussi sur la couverture de ce même second tome, prend tout l’espace. Il est d’un mystère fou, d’une humanité incroyable mais aussi d’une violence assassine droite et froide.
Question dessin, c’est toujours l’éclate pour celles et ceux qui aiment L’ambiance Peeters. L’artiste a une patte unique, un talent fou et singulier. Peeters ne ressemble qu’à du Peeters et à rien d’autres. Et perso j’adore son trait.
Ainsi donc la série continue à emballer, pas le moindre essoufflement même si dans ce tome, on prend plus son temps. Cela monte crescendo. On imagine une conclusion qui sera outrageuse.
Mon Dieu ! Comment une série qui a commencé sur les chapeaux de roues, avec des scenarii de haut vol et des dessins qui sont restés de TRES bonne facture, peut-elle perdre autant de sa superbe du point de vue scénario ? Je suis passé de lecteur enthousiasmé et admiratif à lecteur dubitatif. Une série qui promettait tant et qui devient une série d'aventure comme on en a déjà vu ! Comment cela va se terminer ? Espérons qu'on ne va pas assister à une montagne qui accouche d'une souris.
’ai lu Star Wars : Dark Vador tome 1, juste après Star Wars (2015) tome 1 et l’enchaînement se fait vraiment bien. Les deux séries se passent au même moment, juste après la destruction de l’Étoile Noire, mais du côté opposé. Là où la série principale suit les héros, Ombres et mensonges montre ce qui se passe à l’intérieur de l’Empire, ce qui rend la lecture très fluide et logique.
Ce premier tome de Dark Vador montre un personnage affaibli, remis en question par Palpatine, obligé d’agir dans l’ombre plutôt que par la force brute. J’ai trouvé cette approche très intéressante : on découvre un Vador plus stratège que bourreau, contraint de manipuler, de mentir et de tester les loyautés pour tenter de reprendre le contrôle.
Le titre Ombres et mensonges correspond d’ailleurs parfaitement au contenu du comics. Les intrigues politiques et les faux-semblants sont omniprésents : l’Empereur, l’Empire, les alliés de circonstance… personne n’est réellement honnête, et Vador lui-même n’échappe pas à cette logique. Il ment autant qu’il est trompé, évoluant dans une ambiance de méfiance constante qui donne toute sa tension au récit.
Les dessins de Salvador Larroca sont propres et faciles à suivre, mais certains visages manquent un peu d’expressivité et peuvent casser l’immersion. Malgré ça, j’ai vraiment aimé ma lecture, car c’est le scénario qui fait tout le charme de ce tome.
Au final, Ombres et mensonges n’est pas un comics d’action pur, mais plutôt un récit d’intrigues et de manipulations, qui montre les conséquences de la destruction de l’Étoile Noire du point de vue impérial. Une lecture efficace et intelligente, qui apporte un regard plus politique et plus nuancé sur Dark Vador.
J'ai grandement apprécié la lecture de ce livre.
L'interview d'éditeurs aussi connus que variés est très appréciable.
Ca date de 20 ans mais on en apprend beaucoup sur le métier et surtout le caractère, les ambitions et les motivations des éditeurs qui travaillent presque dans l'ombre des auteurs.
J'ai particulièrement apprécié les interviews de Cornelius ou l’association dont la volonté artistique est à l’opposé des éditeurs dont la réussite est le moteur.
Une saga historique et menée tambour battant. Pas toujours facile à suivre entre les changement d'époques, de lieux, et de frères, mais l'ensemble est malgré tout très cohérent et visuellement impressionnant. Une excellente série à découvrir rapidement et à suivre, car chose rare, tous les tomes sont vraiment bons !
Violent, sans réel intérêt, et graphiquement un peu fade. Vraiment une BD très moyenne à tous les niveaux.
Je m’attendais à une vraie satire du capitalisme numérique et des cryptomonnaies, mais Picsou et les Bit-Coincoins se contente surtout d’aligner des thèmes sans jamais les creuser. L’humour est souvent efficace, les jeux de mots nombreux, mais le scénario reste décousu et paresseux dans son analyse.
Le casting est prometteur (Picsou, Donald, Daisy, les neveux, Géo Trouvetou) mais sous-exploité, tandis que le nouvel antagoniste crypto-milliardaire reste une caricature sans épaisseur. Graphiquement, le trait caricatural et « gras » divise et peine à soutenir le propos à mon sens.
Au final, un album ambitieux sur le papier, mais trop superficiel dans son traitement, qui amuse plus qu’il ne marque.
Pour lire ma critique complète :
https://www.alphabulle.fr/disney-canards-et-ere-numerique-une-satire-crypto-superficielle-au-plumage-trop-gras/
Cette série qui débute me rappelle la trilogie berlinoise, qui explore l’univers d’un détective privé sous le Troisième Reich. Ici, l’histoire se déroule dans la version française, avec un enquêteur évoluant sous le régime de Vichy. On remarque que lorsqu’une idée intéressante apparaît, elle est souvent reprise avec quelques déclinaisons, ce qui montre une certaine inspiration commune.
Le méchant est vraiment antipathique, et il semble bénéficier de la protection des officiers de l’occupant nazi. C’est toujours captivant quand l’adversaire a du corps et de la profondeur !
Côté dessin, je l’ai trouvé un peu figé, mais dans l’ensemble, cela reste plus que convenable. Ce n’est pas mon style préféré, mais ce n’est pas désagréable à regarder.
J’ai dû le lire à plusieurs reprises avant de le finir, tant la densité d’informations transmises m’a paru importante pour bien suivre le récit. Cela demande un peu d’attention, mais le résultat en vaut la peine.
En résumé, cette série qui débute offre une plongée intéressante dans une période complexe, avec une intrigue dense et des personnages bien travaillés. Je pense qu’elle séduira ceux qui aiment les histoires historiques mêlées de suspense et d’enjeux personnels, tout en proposant un regard critique et immersif sur cette époque.
Pour les 2 tomes :
D'habitude, je suis beaucoup plus réceptif sur les oeuvres de Jim... Mais là, j'avoue que je suis vraiment moins emballé !
Peut-être le sujet est-il plus noir que dans ses autres livres. Basiquement, on parle ici de suicide suite à un décés. Et dés fois, être basique, c'est la base, même si on peut quand même creuser un peu pour trouver d'autres choses dans la bd... Du coup, à la base, ce n'est pas très joyeux comme sujet, et c'est malheureusement le sentiment qui reste lorsqu'on termine l'histoire. D'autant plus qu'un sujet comme ça, me semble t'il, devrait être beaucoup plus approfondi, presque une introspection du sujet... Mais je n'ai pas trouvé que le personnage de Zoé était vraiment approfondie dans le livre. A mon sens, elle devrait être le personnage principal de l'histoire, mais elle ne l'est pas. Et on ne découvre que succintement les sentiments qui l'habitent, et je trouve qu'on ne ressent pas suffisament la détresse qu'elle vit et le désespoir qui la conduisent au suicide... Donc, c'est trop superficiel.
Bref !! Il en manque un peu je trouve.
Par contre, j'aime toujours autant son dessin.
Ca serait très intéressant de voir Jim se lancer dans une fresque d'héroïc-fantasy., ou dans un bon vieux polar. Un changement radical de registre, histoire de prouver que l'âge n'est pas une raison pour s'empêcher de se recycler...
Ses dessins, ses couleurs, ce serait très intéressant à voir !
A bon entendeur...
Un album avec un côté un peu effrayant avec ces singes étranges et ces cairns rouges. Le récit est très bien rythmé et soulève de nombreux mystères, qui ont l'espère ne passeront pas à la trappe dans la suite de la série. Les dessins et la couleurs sont réussis. Très bonne lecture.
Encore un très bon album dans cette série. Le "clan Dodji" rencontre des nouveaux enfants qui appartiennent au "clan du requin", sévèrement dirigé par Saul. Très vite un duel va naître entre les deux enfants. C'est bien rythmé et les nouveaux personnages ainsi que le cadre du parc d'attraction rendent le récit assez vivant. L'album soulève également des questions supplémentaires vis-à-vis de la disparition du reste de la population...
Les 5 enfants se sont regroupés et tentent de s'organiser dans ce monde où la quasi totalité de la population s'est volatilisée. On se prête très facilement à la mise en place de l'intrigue et du suspens qui est bien dosé. Une excellente BD jeunesse.
Un matin, des enfants se réveillent et réalisent que la plupart des habitants de la ville ont disparu. Ce premier album permet de planter l'univers de la série et d'introduire les personnages principaux. Le côté jeunesse est clairement assumé. Le récit est intriguant, les couleurs réussies, bref une très bonne lecture qui donne envie de découvrir la suite.
La série se conclut sur un album décevant, où Parker se réfugie dans un parc d'attraction fermé pour l'hiver dans lequel il va devoir ruser pour semer ses poursuivants. Le récit n'est malheureusement pas très passionnant.
Une lecture fort sympathique ce western ! Ce qu'il faut d'action, d'héroïsme et d'émotions. Sur les 4-5 premières planches, j'ai trouvé que le dessin faisait très comics polar, un peu à la Sean Phillips avec des gros traits qui rendent les scènes parfois brouillonnes... Puis ça s'est estompé pour laisser place à une maitrise parfaite de la mise en scène, faisant défiler ces 150 pages à très grande vitesse ! Le trait cartoon assez mignon tente de camoufler un peu la violence constante du titre.
A lire ! C'est 30-45 minutes de plaisir pour tout amateur de western, même repu.
Crossover franchement sympa où la politique s'immisce dans les affaires des sur-hommes. Après tout, pourquoi auraient-ils plus de droits que le citoyen lambda ? Les coûts de leurs interventions s'élèvent souvent à des chiffres catastrophes, tant sur le plan humain que financier. Les super-héros n'engendrent-ils pas la propagation des super-vilains ?
Des lois sont proposées afin de responsabiliser les plus jeunes et les moins consciencieux. Deux clans se créent, avec chacun leurs idées, leurs principes et leurs bonnes intentions.
Même si les histoires de Super-Héros m'ont quelque peu lassées ces dernières années, celle-ci à le mérite de se lire facilement, avec un certain plaisir grâce à de très belles planches (bon, il y en a aussi pas mal de ratées, délaissées je pense) et aux nombreux personnages présents.
C'est le troisième album adapté de Léo Malet dessiné par Emmanuel Moynot. Malgré un dessin convaincant, cet album n'est pas vraiment à la hauteur au niveau du scénario : ainsi, le récit paraît long et pas mal de passages sont brouillons et confus, ce qui donne à l'ensemble un côté bancal, et ce malgré de la bonne volonté. C'est dommage car cela aurait pu être mieux.
C'est un casse bien particulier que s'apprête à réaliser Parker car il envisage de braquer toute une ville avec de nombreux autres truands. Cela prend une dimension assez phénoménale, et l'album est basé, entres autres, sur la planification de ce casse et son déroulé. Parker passe un peu au second plan, ce qui rend l'intrigue moins intéressante, bien que cela se lise très bien.
Au niveau de la colorisation, changement de couleur en passant au orange, mais cela reste dans la même veine.
Cet album attire l'œil car il est de bonne qualité.
Tranche toilée et une belle couverture avec un synopsis qui donne envie.
Une BD qui nous emmène dans le Japon rurale féodale... chouette alors !
Oui mais ce fut une déception à la lecture : graphiquement on est trop dans la nuit, tempête de neige et du coup pas de détails ce qui est vraiment dommage. Je pensais, à la vue du scenario avoir une atmosphère avec de l'action, du suspens, retenant mon souffle et.... ben non, rien de tout ça, on s'ennuie presque.
De plus il y a des choses qui ne passent pas... un garçon qui ne sait pas manier le katana qui réussi à tuer un grand samouraï ... ça ne passe pas.
En résumé, je suis très déçu.
3 histoires qui racontent Thorgal. 3 histoires que nous sommes donc obligés de lire pour comprendre d’où il vient et ou il va. Et 3 histoires, en plus, plutôt énergiques et de bons alois. Mais…
Mais, même si la 1ère histoire est superbe de dessin et intense d’actions, il faudra m’expliquer comment un type qui a voulu couper la tête à son chef…va devenir chef lui-même après la mort du type qu’il a voulu couper la tête. Perso, je suis chef, je fais tout pour le mettre de côté, voire de l’occire après un bon procès pour traitrise. Bref, Van Hamme, parce qu’il a voulu densifier et reconnaitre ses protagonistes futurs, propose une impossibilité politique. Ce simple problème de biais m’a laissé complétement à côté de la narration.
Les 2 autres histoires, elles, sont très bien foutus. Et, une histoire de space opéra dessinée par Rosinski, c’est plutôt assez génial.
Bref, 3 histoires qui vont bien mais qui raconte le plus important dans la légende. A ne pas louper pour suivre l’épopée.
Après cette horreur intitulée "La Baie des Cochons", la série nouvelle série classique remonte un peu la pente. Rien de bien mémorable, le scénario est un peu faible, mais rien d'irritant : ça ce lit très vite et sans souffrance. 2,5/5.
Après Extremity, j’ai poursuivi la relecture – et la critique – d’un second livre de Daniel Warren Johnson avec Murder Falcon à l’occasion de sa récente réédition. Je me souvenais que celui-ci avait pour sujet le heavy metal mais pas que cela soit aussi appuyé. À tel point que, si l’on n’est pas particulièrement fan de ce genre de musique, on risque fort de passer à côté de l’essentiel (Murder Falcon 2018, #1-8).
Shred ceci, shred cela, distorsion et headbanging à chaque page, l’auteur adore le métal et cela se ressent. J’ai apprécié l’originalité du sujet et il m’a paru être traité de manière plus passionnée que dans Batman Metal. Pour autant, l’album est à réserver aux metalleux car le reste de l’intrigue est quand même assez mince. Si l’on excepte l’aspect musical, le scénario se résume en effet à la reformation d’un groupe de hard rock amateur mais surtout à une succession d’affrontements entre de gigantesques créatures et des monstres sortis de nul part.
C’est sympa à voir, les planches sont plutôt jolies, mais c’est quand même très bourrin dans l’ensemble. Si vous avez aimé Extremity, Murder Falcon vous plaira tout autant ; à l’inverse, si l’action immodérée vous rebute, inutile d’entamer la lecture de cet album. À vrai dire, ce ne sont pas tant la musique ou ces monstres qui m’ont poussé à le relire mais le traitement, assez délicat pour le coup, de la lutte désespérée de son personnage principal, Jack, contre le cancer. Distillé tout au long des huit épisodes, non chapitrés, c’est l’aspect le plus intéressant de l’histoire.